Plus il mijote, plus on se régale ! Classique intemporel de la cuisine française, le bœuf bourguignon impose un accord avec du vin rouge, puisque la recette est mijotée au vin rouge. Avec la sauce épaisse, le secret réside dans la texture du vin qui doit épouser la richesse des saveurs sans les écraser. Découvrez notre accord.
Marinade à préparer la veille :
Coupez la viande de bœuf en morceaux de 5 cm. Lavez et coupez les carottes, le poireau et le céleri en morceaux de 3 cm. Peler l'ail et les oignons, puis hacher grossièrement. Mettez le tout dans un récipient avec le laurier et le thym, une généreuse pincée de poivre noir et le vin. Mélangez bien, puis couvrir et laisser reposer minimum 12 h au réfrigérateur.
Cuisson :
Suggestion d'accompagnement : Pommes de terre vapeur ou sautées, pâtes, purée de céleri.
Le bœuf bourguignon se compose de morceaux de viande braisés dans du bouillon et du vin rouge.
Pour votre choix de bœuf braisé, optez pour des morceaux gélatineux et riches en collagène, qui se transforment en gelée pendant la cuisson longue : paleron, joue de bœuf, gîte ou macreuse sont idéaux.
Découpez la viande en morceaux de 4 à 5 cm de côté. Évitez les petits morceaux, qui risquent de sécher.
La marinade a toute son importance : la viande doit mariner 12 à 24h dans le mélange de vin rouge carottes, oignons, ail et bouquet garni. Le vin commence à attendrir les fibres de la viande et lui donne un goût savoureux.
Bien saisir la viande qui doit dorer à feu vif dans la cocotte. C’est ce qu'on appelle la réaction de Maillard qui donne du goût et empêche la viande de bouillir.
Le vrai secret réside ensuite dans la cuisson longue et douce : 2h30 à 4h minimum à feu très doux pour que le collagène se transforme en gélatine et garantisse une viande fondante. Le choix d'une cocotte en fonte favorise une chaleur douce, répartie et régulière.
Enfin, ajoutez le sel au bon moment : salez légèrement au début et ajustez seulement en fin de cuisson, sinon le sel durcit la viande.
Astuce de chef : laissez reposer le bourguignon une nuit au frais, puis réchauffez-le le lendemain pour que la viande libère encore plus d'arômes au contact des condiments.
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Si le plat s'appelle bœuf bourguignon, c'est qu'il doit son nom à l'utilisation du vin rouge dans la recette. Le bœuf bourguignon est mentionné pour la première fois en 1867 dans le Grand dictionnaire du universel du XIXᵉ siècle, plus communément appelé Grand Larousse du XIXᵉ siècle, dictionnaire encyclopédique de Pierre Larousse : il est cité comme exemple pour la qualification de « bourguignon » ou « à la bourguignonne », « qualification donnée à plusieurs mets préparés au vin ». Le vin rouge a donc une place importante dans l'origine et la réalisation de ce plat devenu populaire.
En 1903, la recette du bœuf bourguignon est codifiée par Auguste Escoffier son Guide culinaire, puis en 1906 par Auguste Colombié dans La cuisine bourgeoise. Il y est dit que le plat était inspiré de l'estouffade de bœuf que les ducs de Bourgogne auraient ramenée de la région des Flandres qu'ils occupèrent entre le XIVᵉ et le XVIᵉ siècle. Tandis que là-bas on cuisine la carbonade de bœuf à base de bière, en Bourgogne, la recette a été adaptée avec du vin... car depuis Vᵉ siècle, on y produit du bon vin. La recette est donc transformée avec du vin local, à l'origine du Gamay qui a été remplacé par du Pinot noir sur décision du roi Philippe Le Hardi en 1395. L'usage du terme « bœuf bourguignon » n'apparaît en Bourgorgne qu'au début du XXᵉ siècle. C'est donc tout naturellement que le choix du vin pour la recette sera non seulement un vin rouge, mais un vin de Bourgogne, de préférence un Pinot Noir.
On évitera donc les vins trop tanniques, trop puissants ou astringents qui écraseraient la subtilité du bœuf bourguignon. On évitera aussi la grandeur des vins d'appellations prestigieuses. Non seulement ces vieux millésimes mettant en valeur la typicité d'un terroir et le savoir-faire sont chers, mais ils s'apprécient à part par respect pour le travail du vigneron.
Le secret du choix du vin pour ce plat mijoté réside dans la texture. Comme le bœuf bourguignon est un plat riche en goût, il faudra un vin capable de contenir l'intensité des saveurs de la sauce assez corsée. On va donc privilégier un vin rouge car l'ingrédient entre déjà dans l'élaboration de la recette, le même vin qui a servi à la préparation peut très bien accompagner le plat lors de la dégustation. Ample et velouté, aux tannins fins, ce vin sera de préférence un vin régional : le Pinot Noir, roi des cépages bourguignons, est un excellent candidat.
Nombre d'appellations de Bourgogne produisent du vin rouge et sont appréciées pour l'élégance de leurs tannins, leurs arômes de cerise, de violette et d’épices douces. Les tanins soyeux et leur acidité équilibrée épousent à merveille la richesse de la sauce et la tendreté de la viande.
Toutefois, si on peut consacrer le même vin à la préparation de la recette qu'à l'accord mets/vin avec le plat, on évitera de prendre un rouge bourguignon trop prestigieux ou un grand vin de millésime ancien. Un vin de cette élégance, souvent onéreux, mérite qu'on le savoure pour ce qu'il est.
Les connaisseurs et amateurs se feront le plaisir de savourer ce bœuf avec un grand vin, mais la justesse de l'accord n'en sera pas moindre avec l'emploi du vin utilisé pour la recette que nous vous recommandons.
Jolie expression du terroir, ce Bourgogne AOC du Domaine du Mont Verrier est une superbe porte d'entrée pour découvrir les vins bourguignons. Ce domaine familial, dont les origines remontent au XVIIᵉ siècle, travaille le vignoble dans le respect du terroir. « Biodiversité & Terroir » est un credo auquel il consacre tous ses efforts pour allier tradition et modernité. En 2019, le vignoble obtient ainsi la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) de niveau 3.
Élevé cinq mois en cuve inox, il a préservé la fraîcheur du Pinot Noir pour offrir un vin léger et fruité, sans artifices. Le nez expressif mêle des notes de griotte, de plantes aromatiques et une subtile touche fumée. La bouche est structurée et dévoile des saveurs épurées de cassis et de myrtilles avec un petit côté épicé qui supporte l'accord avec le plat mijoté. Une belle réussite pour le domaine
Parfait pour les tablées conviviales, son rapport qualité-prix des plus abordables est un bon prétexte pour enfiler non seulement votre tablier, mais aussi découvrir la richesse de la gastronomie bourguignonne. Une cuvée à découvrir sans attendre.
Notre conseil : ouvrir la bouteille une demi-heure plus tôt avant de passer à table. Il pourra ainsi développer ses arômes au cours du repas.


































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