Bien ajouté dans le panier !
Quantité

CÔTE RÔTIE

Le vignoble de Côte Rôtie est l'un des plus anciens de France !

APPELLATION CÔTE RÔTIE

L'excellence et la rare finesse de ce vin ont forgé sa réputation. L'AOC septentrionale ne produit que des vins rouges très puissants issus de Syrah et un peu de Viognier. Elle est accrochée sur les coteaux impressionnants de la rive droite du Rhône à 30 km au Sud de Lyon. Un vignoble en terrasse qui n'est absolument pas mécanisable et où tout se fait manuellement sur ces parcelles en coteaux, très bien exposées et réparties sur la Côte brune et la Côte blonde. La légende raconte qu'au Moyen Âge, le Seigneur de Maugiron avait doté chacune de ses deux filles, l’une blonde et l’autre brune, des meilleurs coteaux de son patrimoine. La différence géologique de ces deux terroirs influence la nature des vins qui en proviennent. La Côte Brune donne des vins denses, très colorés (presque noirs), tanniques, puissants avec des allures très animales, tandis que la Côte Blonde produit des vins plus aromatiques, plus parfumés avec plus de rondeur et de souplesse. Un vignoble qui a failli disparaître et a connu sa renaissance après la Grande Guerre, sous l'impulsion de certains viticulteurs dynamiques à l'instar de Marcel Guigal, et qui aujourd’hui est poussé de l'avant par quelques passionnés talentueux comme Yves Cuilleron, Jean-Michel Gerin, Stéphane Pichat, Georges Vernay, Jean Villa ou encore Louis Chèze.

ON DÉGUSTE ? ACCORDS METS & VIN : Lire la suite... ...

Meilleures ventes cÔte rôtie

CUVÉES PARCELLAIRES DE PRESTIGE

Découvrez les grands vins mythiques de la Côte Rôtie.
De grands vins emblématiques salués par la presse !

Jean-Michel Gerin
Stéphane Ogier
Domaine Georges Vernay
Cave Yves Cuilleron

RETROUVEZ TOUS NOS CÔTE RÔTIE


APPELLATION COTE ROTIE


ON DÉGUSTE ?

vin rouge

VIN ROUGE

Outre l'origine de la Côte Brune et de la Côte Blonde qui influence le vin, sa particularité dépend aussi de la proportion de Viognier (20% max.) ajouté au cépage principal, la Syrah. Sous sa somptueuse robe pourpre sombre, on devine une belle structure tannique se confirmant en rétro-nasale par des arômes persistants : la marque des Grands Vins ! Bouche longue et structurée, d'une exceptionnelle longueur aromatique se prolongeant avec l'âge, les Côte Rôtie flirtent d’abord avec les arômes fruités comme la framboise, la cerise, le cassis et la mûre, et floral surtout dû à la violette de la Syrah. Les saveurs légèrement épicées sont bien présentes : cannelle, réglisse, poivre. Les arômes les plus impressionnants qui ressortent parfois sont le café, le tabac et le cacao.

➵ En Côte Brune, au Nord, les sols sont en terrasses et coteaux très escarpés, constitués de micashistes ferreux, recouverts d´une arène shisteuse (arzel). Le terroir donne des vins très sombres, tanniques, puissants et animal. En prenant de l'âge, cuir et notes de sous-bois s'harmonisent aux arômes de violette et framboise.

➵En Côte Blonde, par contre, la géologie est plus variée, mais on note la prédominance de gneiss et de granite à l´extrême sud de l´appellation. La part de Viognier étant plus importante, les vins sont plus ronds, plus souples et constituent un excellent bouquet aromatique. Toute la magie de l'assemblage d'un cépage rouge et d'un cépage blanc !

En vieillissant, la couleur devient plus tuilée et les tannins s'estompent. Un Côte Rôtie peut se garder facilement 15 ans, voire plus selon les cuvées et millésimes.

ACCORDS METS & VINS

vin rouge

VIN ROUGE

Petits gibiers en civet. Viandes rouges : abats, viandes marinées, bœuf en daube, gigot de 7 heures ou une côte de bœuf. Viandes blanches : Terrines, rôtis de volailles, viandes en sauce. Champignons sauvages pour souligner les arômes de sous-bois. Fromages à pâte molle type, Saint Nectaire, Livarot. A réserver pour les grandes tablées les jours de fête ! Il faut toutefois éviter les plats trop épicés, le vin étant lui-même très puissant.

Pensez à le carafer 2 heures avant le service durant les 8 premières années.


À RETENIR

L’AOP CÔTE-RÔTIE, L'UN DES FLEURONS DE LA RÉGION VITICOLE DU RHÔNE

Jouissant d’une renommée internationale grâce à la qualité exceptionnelle de ses vins, l’appellation Côte-Rôtie est la plus septentrionale des Côtes du Rhône. Occupant une superficie de plus de 230 hectares, elle couvre les communes d’Ampuis, de Tupin-Semons et de Saint-Cyr-sur-Rhône. Reconnue en tant qu’AOC depuis 1940, la Côte Rôtie produit exclusivement du vin rouge. Ce vin du Rhône d’exception doit sa nature à un climat atypique et à une région particulière. Naturellement étroit, ce vignoble est constitué de terrasses larges de seulement quelques dizaines de ceps et de coteaux très pentus. Ces conditions complexes, rendant difficile la culture de la vigne, contribuent pourtant à façonner de grands vins, dont la réputation a largement dépassé les frontières de la Vallée du Rhône. Profitant d’une exposition plein Sud, le vignoble de la Côte-Rôtie est soumis à un climat dit "lyonnais". L’aire de production de l’appellation jouit de conditions climatiques combinant la chaleur et l’ensoleillement du climat méditerranéen, et une pluviométrie régulière apportée par les influences continentales des terres de Bourgogne.

CÔTE BRUNE ET CÔTE BLONDE : LA LÉGENDE DES DEUX PARCELLES MYTHIQUES

Le territoire viticole emblématique de la Côte Rôtie est constitué de deux terroirs distincts : la Côte Brune au Nord et la Côte Blonde au Sud. Selon la légende, ces vallonnements auraient été nommés ainsi en souvenir des deux filles du Seigneur Maugiron, propriétaire de la Côte Rôtie au XVIe siècle. Il aurait partagé ses terres entre elles pour qu’elles puissent se marier avec une dot importante. La légende raconte que l’une était brune et l’autre était blonde. Dans les faits, cette différenciation est liée à l’origine géologique du substrat dans lequel les racines du vignoble sont enfouies. En effet, le terroir de la Côte Brune est principalement composé de micaschistes. La couleur sombre des sols provient de l’altération de ces derniers, créant ainsi des sols riches en argile et en fer, et moins siliceux. En revanche, la Côte Brune est surtout constituée de gneiss. Son altération a généré la formation de sols siliceux, de teinte claire. Le substrat est régulièrement recalcarisé grâce à des apports provenant de recouvrement lœssiques du plateau.

POURQUOI LE NOM CÔTE RÔTIE ?

Le nom Côte Rôtie fait référence à l’exposition dont bénéficient les sols en pente du vignoble. L’inclinaison allant jusqu’à 60 % permet aux vignes de brûler ou de rôtir sous le soleil d’été, d’où ce nom.


CÔTE-RÔTIE, L’UN DES PLUS ANCIENS VIGNOBLES DE FRANCE

Façonné pendant environ deux millénaires, le vignoble de la Côte-Rôtie est centré sur Ampuis, ancien comptoir grec, puis romain. Les auteurs latins et grecs avaient nommé le vin issu de ce terroir viticole sous le nom de « vin viennois ». Le naturaliste Pline l’Ancien, l’agronome Columelle, l’historien Plutarque ou encore le poète Martial ont loué la qualité de ce vin. Cependant, c’est seulement au cours du VIe siècle que les premiers écrits techniques concernant Ampuis et ce vignoble sont publiés. Tout au long du Moyen-Âge et de la Renaissance, la réputation des vins de Côte-Rôtie ne cesse de s’agrandir. La période précédant la Révolution a notamment été marquée par la hausse de la renommée de ces nectars sur les tables princières de Prusse, de Russie et d’Angleterre. En 1890, les moindres recoins de coteaux, jouissant d’une exposition optimale au soleil, étaient cultivés. Le vignoble atteint ainsi son apogée. En dépit des attaques de phylloxéra et d’autres maladies, les vignerons parviennent à maintenir leurs efforts dans la culture du vignoble, ruinés cependant par la Grande Guerre. Une partie des coteaux a été abandonnée au cours de cette époque en raison des pertes humaines. Après les deux guerres mondiales, moins de 50 hectares étaient exploités, notamment à cause des hommes qui privilégiaient le travail dans l’industrie ou dans la culture fruitière et maraichère. Les années 70 sont ensuite marquées par l’arrivée d’une nouvelle génération de vignerons contribuant à la renaissance du vignoble de la Côte-Rôtie, lui ayant permis de retrouver depuis sa taille originelle.

CÔTE-RÔTIE, LE ROYAUME DE LA SYRAH

Les vins de la Côte-Rôtie sont majoritairement produits à partir du cépage Syrah. D’après l’histoire, cette variété proviendrait de plants de vigne, originaires d’Orient, cultivés par les Romains sur les coteaux d’Ampuis. Cependant, certains chercheurs affirment que la Syrah est issue de vignes sauvages ou Lambrusques, sélectionnées et recueillies par les Allobroges. Cette thèse sur l’origine dauphinoise de ce cépage est appuyée par l’archéologie et l’ampélographie. Enfin, des études menées par des chercheurs de l’ENSA-INRA de Montpellier et d’une équipe californienne ont révélé que la Syrah dispose d’une origine rhodanienne, fruit du croisement entre la Mondeuse Blanche et le Dureza. Contrairement aux restes des appellations de la Vallée du Rhône septentrionale, la Syrah donne des vins d’une finesse remarquable dans la Côte-Rôtie.

LES AUTRES CÉPAGES

Au sein de l’AOC Côte-Rôtie, la Syrah est complantée avec du Viognier (20 % au maximum). D’ailleurs, cette appellation est la seule des crus de Côtes du Rhône septentrionales qui peut ajouter ce dernier à la Syrah. Lorsque le Viognier est utilisé, le vin rouge Côte-Rôtie est obtenu à partir de la co-fermentation de ces deux cépages. À savoir que le Viognier est un cépage d’origine dalmate, importé dans l’Hexagone par l’empereur Probus. Toutefois, d’autres recherches scientifiques ont révélé que ce cépage provient de vignes sauvages localisées dans la partie Nord des Côtes du Rhône.


LE STYLE DES VINS DE LA CÔTE-RÔTIE

Réputés pour leur élégance et leur finesse, les vins de Côte-Rôtie arborent une robe rouge sombre de couleur rubis qui avec le temps prend une couleur tuilée. Caractérisé par une belle complexité, le nez mêle des notes de fruits rouges et noirs : framboise, fraise, cerise, mûre, myrtille et cassis. En Côte-Rôtie, les vins offrent en bouche un bel équilibre entre alcool, acidité, puissance et finesse de structure des tannins. Ils présentent également une persistance aromatique exceptionnelle. Dans leur jeunesse, ces élixirs sont intensément fruités et développent une trame tannique bien présente. Avec le temps, ces vins de garde gagnent en délicatesse et en finesse, avec des tannins plus soyeux.

UN VIEILLISSEMENT ET DES ARÔMES UNIQUES

Produits dans plus de soixante domaines, les vins de l’appellation Côte-Rôtie sont réputés pour être de grands vins de garde. À savoir que les grands domaines de cette AOC vieillissent traditionnellement leurs crus pendant au moins 18 mois dans des fûts de chêne. Grâce à un vieillissement long se déroulant sur plusieurs dizaines d’années leur permet d’affiner les tannins de ces vins, leur apportant leur délicatesse et leur finesse distinctives. Ce vieillissement unique apporte des arômes tout aussi uniques aux vins de Côte-Rôtie. Avec l’âge, les notes fruitées de ces nectars gagnent en noblesse. Selon l’élevage des crus, ces notes évoluent vers des notes vanillées, relevées par des parfums de violette, des arômes boisés et toastés. Les vins de l’AOC Côte-Rôtie peuvent aussi développer avec le temps des notes épicées (réglisse et cannelle), des notes de sous-bois (champignon) ainsi que des arômes carnés, proches du cuir et du lard fumé.

UNE BOUTEILLE DE VIN DE GARDE QUI RAVIRA LES CONNAISSEURS

Se conservant plus de 15 ans, voire plus selon les crus et les millésimes, les vins de l’AOC Côte-Rôtie présentent un excellent potentiel de garde. Évoluant très bien avec l’âge, ces nectars possèdent de nombreuses particularités, notamment en termes de saveurs, selon les producteurs, les lieux-dits et les millésimes. Les meilleures bouteilles, fruits des années exceptionnelles, sont particulièrement recherchées pour leur élégance et leurs tannins de velours. Une excellence qui impacte évidemment le prix de ces élixirs, devenus des incontournables pour les connaisseurs.

A LIRE SUR LE BLOG

AUTRES APPELLATIONS DES VINS DE LA VALLÉE DU RHÔNE