Livraison en
drapeau France France
Copier

Comment devenir un expert en vin ?

Pour beaucoup, le vin est un territoire intimidant, réservé à quelques initiés capables d’aligner les termes techniques. Pourtant, aucun décret ne réserve le plaisir de la dégustation aux sommeliers diplômés. Devenir « expert » en vin – ou du moins amateur averti – n’est pas une affaire de don, mais de méthode, de curiosité et de pratique. Bonne nouvelle : le chemin est aussi agréable que la destination. Voici nos conseils pour progresser à votre rythme et prendre confiance.

Notre boutique vins

Un large choix de références à portée de clic !

Découvrir les vins
achat vin internet
Dégustation vin et prise de notes

Apprendre à déguster, pas seulement à boire

La première étape, celle qui change tout, consiste à distinguer boire et déguster. Boire, c’est se désaltérer ; déguster, c’est prendre le temps de s’interroger sur ce que l’on a dans le verre, de le regarder, de le sentir, de l’analyser. Ce simple changement de regard transforme radicalement l’expérience, et il est à la portée de tous.

Comment déguster un vin ?

La dégustation suit trois temps que chacun peut s’approprier :

  1. L’œil d’abord : inclinez le verre, observez la robe et son intensité, sa couleur, ses reflets.
  2. Le nez ensuite : faites tourner le vin pour libérer ses arômes, approchez le nez et tentez d’identifier ce que vous sentez – fruits, fleurs, épices, notes boisées ou plus évoluées.
  3. La bouche enfin : au-delà des saveurs, prêtez attention aux sensations. Le vin est-il acide, vif, tendu ? Les tanins sont-ils souples ou asséchants ? La finale s’efface-t-elle aussitôt ou se prolonge-t-elle longuement ? Nul besoin d’un vocabulaire savant pour commencer : une description simple – « frais », « rond », « très fruité », « un peu amer » – sera toujours plus utile qu’un vocabulaire savant mal maîtrisé.

Comparer pour mieux comprendre

Déguster un vin isolément est instructif. En comparer deux ou trois l’est encore davantage. C’est en confrontant les styles que l’on construit ses repères. On peut par exemple goûter :

  • Un même cépage provenant de deux régions viticoles différentes ;
  • Deux millésimes d’une même cuvée ;
  • Un vin élevé en cuve et un autre élevé en fût ;
  • Un blanc sec et un blanc moelleux ;
  • Un rouge léger et un rouge plus structuré.

Tenir un carnet de dégustation

Voici une habitude que partagent presque tous les amateurs avancés : noter ce qu’ils goûtent. Un simple carnet – ou une note sur son téléphone – suffit. On y consigne le nom du vin, le millésime, quelques impressions : ce que l’on a senti, aimé, moins aimé, l’accord tenté à table, l’envie ou non d’en racheter.

Ce geste modeste a des effets considérables. Il oblige à mettre des mots sur ses sensations, donc à les préciser. Il permet de mesurer ses progrès, de repérer ses préférences réelles, de retrouver une bouteille qui avait plu. Au fil des mois, ce carnet devient une véritable cartographie personnelle du goût, bien plus utile que n’importe quel classement extérieur. C’est l’outil discret qui transforme une succession de dégustations en un véritable apprentissage.

Pratiquer régulièrement

Pour progresser, mieux vaut déguster régulièrement de petites quantités que multiplier les bouteilles sans y prêter attention.

La régularité permet de conserver ses repères et d’enrichir progressivement sa mémoire aromatique. Une dégustation attentive toutes les deux ou trois semaines peut être plus formatrice qu’une longue soirée au cours de laquelle les vins s’enchaînent et finissent par se confondre.

Lorsque vous comparez plusieurs bouteilles, servez de petites quantités. Prenez votre temps, buvez de l’eau et prévoyez quelque chose à manger. Recracher le vin, comme le font les professionnels, permet également de préserver ses capacités d’analyse et de ne pas ingérer une trop grande quantité d’alcool.

L’apprentissage du vin doit être synonyme de modération, jamais de consommation excessive.

Dégustation vins vu du dessus

Développer sa culture du vin

Diversifier les styles de vins dégustés

S’il fallait retenir une seule méthode pour progresser vite, ce serait celle-ci : goûter varié plutôt que goûter en masse.

Une sélection pédagogique pourrait par exemple réunir :

  • Un vin blanc vif et aromatique ;
  • Un vin blanc rond et / ou élevé en fût ;
  • Un vin rouge léger et fruité ;
  • Un vin rouge plus tannique ;
  • Un cépage que vous connaissez déjà ;
  • Un cépage que vous n’avez encore jamais goûté.

Chaque bouteille peut alors être dégustée seule ou comparée à une autre. Cette variété accélère la construction des repères et permet de mieux comprendre ce qui distingue les régions, les cépages et les méthodes de vinification.

Il n’est pas nécessaire de choisir des vins coûteux. Pour apprendre, la diversité et la cohérence de la sélection comptent davantage que le prestige des étiquettes.

Sortir de sa zone de confort

On a tous nos réflexes : cette bouteille de Sauvignon que l'on ouvre à l'apéro, ce Merlot que l'on réserve au repas dominical. Rien de plus rassurant, mais rien de plus limitant non plus. Pour progresser, il faut accepter de bousculer ses habitudes et de goûter l’inconnu.

Concrètement, cela signifie oser un cépage dont on n’a jamais entendu parler, explorer une région que l’on n’associe pas spontanément au vin, comparer un même cépage produit sous deux climats différents. Un amateur de rouges puissants gagnera à découvrir la finesse d’un vin plus léger servi frais ; un inconditionnel du blanc sec pourra s’étonner devant un moelleux bien équilibré. L’objectif n’est pas de tout aimer. Une dégustation est utile même lorsque le vin ne vous plaît pas, à condition de chercher à comprendre pourquoi. Est-il trop boisé, trop acide, trop puissant ou simplement éloigné de vos préférences habituelles ?

Chaque expérience précise un peu plus votre profil de dégustateur.

Garder l’esprit ouvert : le prix ne fait pas la qualité

Une bouteille chère n’est pas automatiquement une bouteille que vous apprécierez. À l’inverse, un vin accessible peut procurer beaucoup de plaisir et présenter une véritable personnalité.

Le prix dépend de nombreux éléments : rareté, réputation de l’appellation, coût du foncier, méthode de production, durée d’élevage, rendement ou notoriété du domaine. Il ne constitue donc pas, à lui seul, une mesure du plaisir que vous ressentirez.

L’amateur éclairé se méfie autant des réputations que des a priori. Il n’écarte pas un vin parce qu’il « ne paie pas de mine » et ne se laisse pas impressionner par un nom ronflant. Son seul juge, au fond, c’est son palais, éduqué peu à peu par la pratique.

Livre sur le vin

Développer son expertise

Structurer son apprentissage avec une formation

Certaines personnes préfèrent apprendre librement, au fil des découvertes. D’autres ressentent le besoin de suivre une méthode plus structurée.

Parmi les formations reconnues figure le WSET, ou Wine & Spirit Education Trust. Son cursus propose plusieurs niveaux progressifs, depuis l’initiation jusqu’à des formations très avancées.

Suivre une formation n’est toutefois pas indispensable. On peut aussi participer à des ateliers chez un caviste, rejoindre un club de dégustation, lire des ouvrages spécialisés ou visiter des domaines viticoles.

L’essentiel est de trouver un cadre d’apprentissage adapté à ses objectifs et au temps que l’on souhaite y consacrer.

Utiliser les bons outils au quotidien

Les livres, applications, podcasts et sites spécialisés permettent aujourd’hui d’accéder facilement à de nombreuses informations sur le vin.

Les fiches proposées par les cavistes en ligne peuvent notamment aider à comprendre une bouteille avant de l’ouvrir. Elles présentent généralement les cépages, la région, le profil aromatique, la température de service, le potentiel de garde et les principaux accords culinaires.

Sur une plateforme comme Vinatis, par exemple, les filtres par région, cépage, budget ou type de plat peuvent être utilisés comme des outils d’exploration. C’est une petite leçon d’œnologie à chaque bouteille, disponible à toute heure et sans le moindre jugement.

Être patient : le vin est un voyage

Même les plus grands noms de la profession continuent d’apprendre. Avec des milliers de cépages, des régions viticoles qui se multiplient et des millésimes qui se suivent mais ne se ressemblent pas, le vin est un domaine que personne ne maîtrise entièrement. C’est une excellente nouvelle : cela signifie qu’il y aura toujours quelque chose à découvrir.

Il ne s’agit donc pas de tout retenir d’un coup, ni de « connaître » le vin comme on apprendrait une leçon. L’expertise se construit bouteille après bouteille, sans pression et sans examen final. Chaque dégustation apporte sa petite pierre à l'édifice. Le meilleur conseil que l’on puisse donner à un débutant tient d’ailleurs en un mot : la régularité. Goûter souvent, un peu, en prêtant attention, est plus formateur sur le long terme que tout vouloir connaître et maitriser en très peu de temps.

Devenir expert, un plaisir avant tout

Devenir expert en vin, ce n’est pas accumuler un savoir figé ni réciter des fiches techniques. C’est apprendre à goûter avec attention, oser la nouveauté, se libérer des idées reçues, et laisser le temps faire son œuvre. Le véritable secret ne tient finalement qu’en un mot : la pratique. On ne devient pas amateur en lisant, mais en dégustant, un verre après l’autre, avec curiosité et sans se mettre la pression. Alors ouvrez un vin que vous ne connaissez pas, notez vos impressions et laissez-vous surprendre. L’expertise viendra d’elle-même, au fil des découvertes. À vous de jouer !

À lire aussi

Les dernières nouveautés vin

vinatis_logo

Élu Meilleur site e-commerce par Capital
dans la catégorie “Vins, bières et spiritueux”

reward_capital reward_capital_mobile