Le terme « vin sans alcool » en France doit être accompagné de la mention « vin désalcoolisé », car il contient une petite trace d'alcool.
Contrairement à un simple jus de raisin, il s’agit bien d’un vin complet, fermenté puis désalcoolisé.
Un vin est considéré comme « sans alcool » s'il contient 0,5 % d'alcool ou moins. Même si une étiquette indique 0,0 % Vol, cela signifie que le taux d'alcool est très faible, inférieur ou égal à 0,1 %. Ainsi, le dit "vin sans alcool" contient toujours une trace d'alcool, comparable au taux d'alcool dans les jus de fruits (entre 0,04 et 0,5 %).
Initialement, le vin fait culturellement partie intégrante de nos repas partagés lors de moments festifs, de grandes occasions. Le vin désalcoolisé peut donc s’avérer être une bonne alternative. La question n'est pas de savoir si ces vins vont concurrencer les Grands Crus, mais plus de diversifier les expériences gustatives.
Même si le vin désalcoolisé existe depuis les années 70 avec le développement des procédés industriels fiables (comme l’osmose inverse ou la distillation sous vide à basse température, les vignerons français se lancent timidement dans la désalcoolisation.
C'est depuis les années 2000 que la tendance s'accélère dans les marchés européens et nord-américains avec la montée du “ mindful drinking ” auprès de la génération Z (consommation réfléchie). Depuis 2020, c’est le pari pris de nombreux vignerons.
Les exemples de réussite se multiplient auprès de petits domaines, comme de grandes maisons par exemple Uby qui s'emparent du phénomène du 0 %. dans la gamme des vins dits « no-low ». Les « no » correspondent à des vins totalement désalcoolisés (moins de 0,5 % d’alcool) et les « low » à des taux d’alcool inférieurs à 9 %.