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Puligny Montrachet

L'appellation Puligny Montrachet et Puligny Montrachet Premier Cru partage avec son voisin Chassagne-Montrachet l'honneur de compter parmi les grands crus de son terroir. Ces vins blancs de Bourgogne dénotent l'expression la plus parfaite du Chardonnay. C'est un vin sec, fruité, distingué et joliment parfumé qui défend bien sa réputation. L'appellation est parfaitement mise en valeur au sein de domaines tels que la Maison Louis Jadot, le Domaine Jacques Prieur, le Domaine Olivier Leflaive ou le Domaine Alain Chavy.

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Vin Blanc / Bourgogne / Puligny-Montrachet 1er cru AOC / 13 % vol / 100% Chardonnay

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Vin Blanc / Bourgogne / Puligny-Montrachet AOC / 13 % vol / 100% Chardonnay

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Puligny Montrachet : tour d'horizon

Puligny-Montrachet: un gisement d'or blanc

Adossé à la roche calcaire à l'ouest et suspendu au-dessus de la nappe phréatique à l'est, le vignoble de Puligny tire de ses entrailles quelques-uns de plus grands vins blancs secs du monde. Dans cette Venise du vin, le chardonnay s'écoule le long d'un Grand Canal entre des palais qui ont pour noms Enseignières, Folatières ou Montrachet.

Marqué du sceau de l'élégance et de la finesse, il ouvre des portes qui donnent sur des décors d'une complexité insoupçonnée.

Au sud de la Côte de Beaune, Puligny partage avec Chassagne une gémellité placée sous le signe des grands crus. Les 2 localités possèdent chacune les leurs, mais elles se partagent le Bâtard-Montrachet et surtout le célébrissime Montrachet, coiffés de la couronne suprême au mépris de la frontière communale. De part et d'autre, les hommes s'en accommodèrent fort bien et lancèrent les ceps à l'assaut des ouvrées tant convoitées, assurant par le fait même le renom international de leurs villages.

Discrète et célèbre

De la Nationale, rien ne distingue Puligny des autres communes viticoles. Un panneau attire bien l'attention du touriste et lui signale la présence d'un sanctuaire du vin blanc, mais aucun signe distinctif particulier n'accrochera son regard. Par contre, si ce même touriste pénètre dans l'agglomération, il sera sans doute conquis par la quiétude qui règne entre les belles demeures de pierre agencées autour des 2 places du village. A l'image de certains de ses crus qui ne divulguent que très lentement leurs secrets, Puligny cultive les siens derrière ses façades anonymes, parfois celles de domaines réputés. Un chemin de vignes mène au hameau de Blagny situé au sommet du coteau.

La vue sur la plaine mérite le déplacement et permet aussi d'appréhender, davantage qu'en bas, la réalité de la pente du vignoble. « Puligny » provient du radical « pul » qui signifie « marais ». Cette origine se perçoit aisément dans le mode de visite des domaines étant donné que la dégustation se déroule au rez-de-chaussée : la proximité de la nappe phréatique empêcha le creusement de caves.

L'abbaye cistercienne de Maizières (Saône et Loire) joua un rôle important dans la mise en valeur des terres viticoles au moyen âge, notamment en « Mont Rachaz », le futur Montrachet dont le toponyme s'accolerait définitivement à ceux de Chassagne et Puligny en 1879, comme le firent Gevrey ou Vosne, avec le Chambertin ou la Romanée.

Le jardin des délices

Le vignoble (235 ha) forme un ensemble compact et homogène, à l'ouest du village. L'excroissance de Blagny l'étend vers le haut et quelques massifs boisés rompent la régularité apparente des lignes de force. Apparente, car pour qui s'y aventure et sait regarder, les nuances de texture et de modelé du sol éclairent en partie toutes les subtilités transmises dans le vin, en partie seulement, car les voies du sous-sol sont impénétrables.

On mentionne habituellement 2 pôles, entre lesquels la vigne bourguignonne évolue: la roche et l'argile. C'est le jurassique moyen qui déroula ses strates à Puligny sous forme de calcaires du bajocien et du bathonien mâtinés de marnes. Un troisième larron se manifeste sous forme aquatique: l'eau, la nappe et les nombreuses sources qui parsèment le vignoble.

L'appellation communale débute largement à l'ouest de la RN 74, à hauteur de la localité, suivie de la bande des premiers et des grands crus.

A Blagny, les premiers crus dominent le secteur, au propre comme au figuré; seul le Trézin n'a droit qu'à l'A.O.C. Village.

Les Grands crus

Montrachet

A tout seigneur, tout honneur. Prononcer l'éloge du Montrachet, c'est comme si La Palice enfonçait une porte ouverte. Qu'il soit l'un des plus grands vins blancs secs du monde relève du consensus généralisé. Est-il le meilleur ? Tout est affaire de sensibilité, mais comment nier une certaine évidence ? Lorsque toutes les conditions sont réunies (millésime et domaine), il transfigure le chardonnay et l'élève au rang d'oeuvre d'art. Cette transsubstantiation doit beaucoup à … (lâchons le mot) un terroir d'exception: exposition S-E, pente de 10 %, altitude comprise entre 250 et 270 m, environnement rocheux, chaleur favorable à certaines plantes méditerranéennes, 32 à 36% d'argile, marnes riches en cailloutis, pouvoir filtrant du calcaire tout proche (50 cm), sans oublier cette mystérieuse veine rougeâtre qui entretient la légende au cœur même des influences telluriques.

Certains documents évoquent le « Mont Rachaz » (mont rasé, teigneux) au 13è siècle. Le Montrachet en tant qu'entité viticole prit sans doute forme plus tardivement, au cours des 15 ème et 16 ème siècles. Il acquit sa réputation pour son vin blanc, contrairement aux Bâtard et Bienvenues qui portèrent, en partie du moins, des vignes destinées à la production de vin rouge. Les vins issus des parcelles alentour s'inspirèrent de leur prestigieux voisin et des Montrachet fleurirent aux quatre coins du secteur, raison pour laquelle le Montrachet authentique porta le nom de Grand, Vrai Montrachet ou Aîné. Un jugement du tribunal de Beaune lui donna en 1921 ses dimensions définitives, entérinées par l'I.N.A.O. en 1939.

La moitié des 8 ha se situe sur Puligny. La partie échue à Chassagne s'intitule « Le Montrachet » et se révèle plus morcelée. Elle s'incline légèrement plus vers le sud et bénéficie de l'aura de domaines comme Jacques Prieur (2 parcelles), les Comtes Lafon (extrémité sud-est) ou la Romanée-Conti (3 parcelles). A Puligny, cinq propriétaires se partagent ce petit bout de paradis. Il s'agit, du nord au sud, du Marquis de Laguiche ( 2 ha, la plus grande parcelle, vinifié et commercialisé par Drouhin), des familles Regnault de Beaucaron et Guillaume (80 ares, raisins ou moûts vendus à Latour, Jadot et Olivier Leflaive), des Ramonet (26 ares) et de Bouchard Père et Fils (89 ares).

Le Montrachet conduit-il inéluctablement à l'extase ? Le nombre de bouteilles fidèles à l'attente que cette A.O.C. suscite surpasse largement, grâce aux producteurs présents sur le coteau, celui des bouteilles à éviter. Mais tous ne trônent pas au sommet de l'Olympe bacchique, la motivation qualitative suprême étant reléguée au second plan, derrière la spéculation et la loi de la rareté.

Autre problème: la consommation prématurée ! 5 à 15 ans de patience semblent raisonnables : le Montrachet exultera alors de complexité et resplendira de tous ses atours. Tout en un : puissance sans lourdeur, finesse sans mollesse, sève intense et surtout une longueur phénoménale qui irradie le palais de miel, de fruits secs, de végétal noble, d'épices, ... Il constitue, auprès de chaque vigneron ou négociant - statut oblige -, le point d'orgue théorique d'une dégustation, mais selon les sources d'approvisionnement et les millésimes, je ne puis affirmer qu'une joute gustative, tous grands crus confondus, tournera aussi systématiquement à son avantage.

Chevalier-Montrachet

Au-dessus du Montrachet, entre 265 et 300 mètres, se dresse le preux Chevalier-Montrachet. La pente se raidit (20 %), le calcaire renforce son emprise, le terrain se couvre de quelques terrasses et le paysage arbore une mine plus désolée. Confronté à des problèmes d'érosion, le Chevalier perdit peut-être une partie de son âme terrienne au profit de ses voisins de l'étage inférieur. Quoiqu'il en soit, son univers minéral se reflète dans un vin souvent plus longiligne, plus vif, d'une exquise finesse sans pour autant manquer de volupté.

Les 7,36 ha actuels se constituèrent en plusieurs étapes, les dernières modifications étant le classement d'un ha de Caillerets en Chevalier (les Demoiselles) en 1939 sous l'impulsion des propriétaires, les maisons Jadot et Latour, et de 25 ares en 1974 pour le compte du domaine Chartron, vignes revendues depuis lors. Ce domaine possède par contre toujours le Clos des Chevaliers (3 murs, donc appellation légale). La maison Bouchard Père et Fils produit depuis 98, en plus du Chevalier « normal », un Chevalier La Cabotte (24 ares) à partir de vignes situées à proximité d'une pittoresque bâtisse en pierre récemment restaurée.

Bâtard-Montrachet

Tous les amateurs de grands Bourgogne blancs connaissent la légende de ce Bâtard, né des ébats entre une pucelle et le seigneur de Montrachet. Celui-ci adopta l'enfant pour assurer sa descendance après la disparition de son fils, le Chevalier. Le statut familial du Bâtard ne l'empêcha pas de se tailler la part du lion dans la superficie totale des grands crus. Entre 240 et 250 m, il revendique 11,87 ha, dont 6 ha sur Puligny. La terre s'épaissit, surtout à Puligny, et l'importance du cailloutis décroît au fil d'une pente de plus en plus faible qui rejoint l'A.0.C. Village sans passer par l'intermédiaire des premiers crus. Au 19 ème, seule la partie haute, attenante au Montrachet, était classée « première cuvée ». Le Bâtard, très morcelé, produit des vins expansifs, opulents, … majestueux sous la houlette de grands vinificateurs, comme Pierre Morey par exemple.

Bienvenues-Bâtard-Montrachet

La légende se poursuit sous les cris des Pulignieusiens en liesse qui souhaitaient la bienvenue à leur futur souverain. Lieu-dit déjà cité au 14ème siècle, il constitue depuis 1939 une enclave officielle de 3,69 ha au sein des Bâtard dont il partage le profil pédologique et l'exposition orientale. Les auteurs du 19ème citent le Montrachet, le Chevalier et le Bâtard : point de Bienvenues.

Le climat actuel se situe dans la zone classée « deuxième cuvée » par le Comité d'Agriculture de Beaune en 1860. Est-ce à dire que le Bienvenues n'est qu'un petit Bâtard ? Non ! Je les ai comparés dans plusieurs domaines et j'y décèle, au travers d'une constitution globale identique au Bâtard, un côté plus aérien, un léger surplus de délicatesse. Ceci dit, je ne puis tirer des conclusions péremptoires d'expériences isolées. Vinifié par des vignerons comme les Carillon, le Bienvenues ne doit pas craindre une confrontation à l'aveugle.

Premiers crus

Une vingtaine de climats se disputent les 100 ha de l'aire de production dont 2 ha en rouges. Plusieurs grands secteurs se dessinent sur le plan du vignoble, mais la situation se révèle d'une complexité bien supérieure à ce que ces subdivisions sommaires laissent apparaître.

La bande des premiers crus qui prolonge horizontalement les grands crus dispose de terres plus profondes que celle qui la surplombe et rejoint le hameau de Blagny, en contact plus direct avec la roche.

Le Cailleret et les Pucelles, voisins directs des grands crus, affichent leur élégance et leur raffinement avec une envergure supplémentaire pour le Cailleret.

Le Clavoillon, quasi monopole du domaine Leflaive, bien qu'équilibré en acidité, apparaît plus lourd.

Perrières (avec le Clos de la Mouchère), Referts, Clos de la Garenne, Champ Canet et Combettes, le plus murisaltien des Puligny, engendrent des vins ronds, flatteurs, gras, puissants, plus ou moins minéraux selon les circonstances (localisations, âges des vignes et vinifications).

Les Folatières, le premier cru le plus vaste (près de 18 ha) s'invente de multiples expressions. La pente se redresse et la partie haute est soumise au diktat du calcaire ! Même topo pour Chalumeaux, Truffière et Champ Gain, dont les sols maigres sont à l'origine de vins plus tendus, plus à l'aise dans la restitution de l'acidité que dans l'accumulation des sucres (intéressant en 97).

La Garenne, Hameau de Blagny et Sous le Puits sont des Puligny premier cru en blanc, mais des Blagny premier cru si le chardonnay cède sa place au pinot noir qui s'y complaît parfaitement. L'altitude se fait sentir, l'influence de la forêt également (zone plus froide), mais la vivacité, couplée à une bonne matière, débouche sur des résultats intéressants en blanc (rouges non goûtés) sans atteindre la complexité des vins de l'aval, surtout dans le cas de Sous le Puits.

Appellation communale

Puligny Village se décline en 2 versions : soit une cuvée « ronde » issue d'un assemblage de parcelles aux vertus complémentaires, car toutes ne possèdent pas un bagage complet (choix le plus fréquent), soit d'une parcelle unique.

Sur les 114 ha de ce niveau d'appellation, seul 1 ha est dévolu aux vins rouges.

Un Puligny se distingue souvent par sa finesse et cette petite pointe d'acidité qui lui permet de se démarquer de ses voisins directs que sont Chassagne et Meursault.

Parmi les lieux-dits isolés dans la bouteille, signalons Les Levrons de Patrick Javillier et les Tremblots d'Hubert Lamy, 2 vins puissants et surtout le sensationnel Enseignières de Coche-Dury.

Le Trézin, au sommet du coteau, sera Puligny en vin blanc, mais Blagny en vin rouge.